Depuis la levée des sanctions en 2015 suite aux accords de Vienne entre l’Iran et le groupe P5+1[1], l’Iran laisse entrevoir l’ouverture d’un marché très intéressant pour les entreprises françaises. Historiquement, la France et l’Iran entretiennent des relations diplomatiques et économiques positives, même au plus fort de la crise traversée durant ces dernières décennies. Ainsi, la fin des sanctions économiques laisse l’opportunité à la France de renouer ses échanges avec ce partenaire stratégique. Il devient envisageable de retrouver le volume des échanges commerciaux France-Iran d’avant la mise en place des sanctions, soit 3 milliards d’euros[2] (plaçant à l’époque la France au rang de 3ème fournisseur de l’Iran).

 L’Iran, fort de ces 80 millions d’habitants et d’une classe moyenne importante (environ 25% de la population)[3], représente un important potentiel pour les entreprises souhaitant conquérir de nouveaux marchés. L’Iran offre des opportunités relativement larges – beaucoup de secteurs à redynamiser avec la possibilité de réexporter vers d’autres pays de la région –, les demandes locales sont variées et ne sont pas monopolisées par les grands groupes français ou internationaux. Les entreprises de plus petite taille (TPE-PME-ETI) peuvent donc nouer des liens avec des entreprises locales, notamment sur le long terme[4].

L’évolution de la consommation des ménages iraniens devient comparable à la consommation des ménages occidentaux avec un souhait d’améliorer leur qualité de vie. De même, les entreprises iraniennes ont besoin d’importation de matériaux afin de moderniser leurs moyens de productions. La France, du fait de son savoir-faire et de la qualité de ses produits, possède une très bonne image auprès des iraniens et peut ainsi profiter d’une certaine avance sur ses concurrents européens[5].

 On peut ainsi retenir quelques secteurs prometteurs pour les exportateurs français :

  • L’agriculture et l’agroalimentaire
  • La santé
  • Les produits de grandes consommations (Cosmétiques, textiles, électroménager, NTIC, etc.)
  • L’industrie (automobile, métallurgie, etc.)
  • Le tourisme

Exporter vers l’Iran nécessite certaines préparations et de s’entourer de professionnels pouvant vous conseiller dans votre démarche. C’est notamment la mission de Saint-Paul Assurance Crédit spécialiste de la gestion et de la sécurisation du poste-client votre poste-client.

Le poste-client est à surveiller car l’Etat iranien et différents corps publics ou groupements publics détiennent un large contrôle sur des pans entiers de l’économie (Article 44 de la constitution iranienne). Il est donc important de s’assurer pour des risques d’ordres politiques selon l’opérateur local avec lequel l’entreprise française souhaite traiter. Le risque commercial n’est cependant pas à exclure, le pays sort de près d’une décennie d’isolement avec une information peu limpide sur l’état de santé de ses entreprises et notamment leur défaillance.

Recourir aux services d’un assureur-crédit afin d’obtenir l’information essentielle sur la situation de ses clients n’est donc pas négligeable. Plusieurs assureurs-crédit peuvent vous accompagner à des degrés divers : CREDENDO. Malgré une notation en défaveur de l’Iran (zone à risque commercial et politique), certains assureurs comme CREDENDO ne négligent pas le potentiel de ce marché. En outre, BPI France tend vers la mise en place d’une offre de garanties publiques à l’export pour l’Iran.

Par ailleurs, les pratiques commerciales peuvent varier entre les pays, bien que fortement inspiré par le droit français, les entreprises iraniennes appliquent des délais de paiement différents de ceux pratiqués en France. L’expérience tirée de nos propres assurés démontre que les délais de paiement peuvent être négociés, il est possible de faire payer comptant les entreprises iraniennes mais tout aussi possible de se retrouver dans une situation où un délai doit être accordé, cela en fonction de vos négociations. Recourir à l’assurance-crédit n’est donc pas un luxe sur ce type de pays.

Pour vous suivre dans votre démarche, plusieurs banques[6] peuvent vous accompagner : WORMSER FRERES, DELUBAC, et depuis peu la banque iranienne Sederat (encouragée par Banque de France). Accompagnement facilité depuis le « Re-Swiftage » des banques iraniennes. Enfin, recourir aux compétences d’avocats ou de société de conseil spécialisés dans l’accompagnement des entreprises avec l’Iran est fortement conseillé – si ce n’est indispensable – afin éviter certains désagréments susceptibles d’être rencontrés lors de vos opérations.

Pour conclure, les entreprises françaises ont leur place dans la course aux échanges vers l’Iran, un pays plein de promesses. Cependant, s’informer sur le contexte local et international est essentiel pour comprendre comment interagir avec cette puissance régionale.

Le Cabinet Saint-Paul fort de son expertise de longue date concernant l’assurance-crédit, l’affacturage, est d’ores et déjà disposé à vous proposer des solutions pour la protection de votre poste-client.

Pour aller plus loin :

  • « L’Iran : le renouveau d’une puissance régionale ? », Rapport du groupe de travail : Iran, du Sénat
  • « L’Iran post-sanctions», Romain KERAVAL, Directeur Business France en Iran, 2016
  • « Livre Blanc des CCEF – Section Iran », CCEF, Frontiers Capital, 2015
[1] Etats-Unis, France, Russie, Chine, Royaume-Unis et Allemagne

[2] En 2015, ce volume a chuté à 500 millions d’euros. Romain KERAVAL, Directeur Pays pour Business France

[3] Romain KERAVAL, Directeur Pays pour Business France.

[4] Comme le souligne les autorités iraniennes préférant des relations durables entre les entreprises

[5] Allemagne, Italie, Angleterre

[6] Les banques de premier plan restent réticentes à s’engager dans les transactions avec l’Iran du fait des sanctions américaines toujours en vigueurs.